Le Rêve d’un Homme Ridicule

Spectacle corporel mis en lumière par le son

« La mise en scène de Heidi Ostrowski tisse une ambiance obscure et onirique propice à cette pièce métaphysique, rêve illuminé d’un doux dingue. Elle donne une résonance déroutante, presque futuriste, à ce rêve délirant. Le visage blafard peint en geisha et le corps épaulé d’une cape d’ange noir, Naïma Ostrowski se débat sur un plateau nu, avec une chaise pour seul accessoire, littéralement possédée par les élans de son personnage, de l’anxiété à la démence et à la rédemption. Mais c’est surtout le travail sur le son qui fait palpiter ce cauchemar bavard. Modulant la voix de la comédienne en direct, par le biais d’un micro, Ludovic Romain lui donne un écho tantôt glacial tandis que les mots se perdent dans le vide, prêchant à des sourds, tantôt rebondissant quand l’homme se débat avec son ombre, tantôt ouaté quand le bonheur d’un monde épanoui se chuchote. Hypnotisante, la création sonore dit aussi bien que les mots l’esseulement d’un homme qui a tourné le dos à la fatalité. » Catherine Makereel, Le Soir, 12.02.2010

Le reve d'un homme ridicule
Le reve d’un homme ridicule

De F.M. Dostoïevski | Récit traduit du Russe par A. Markowicz | Mise en scène Heidi Ostrowski | Avec Naïma Ostrowski | Création musicale et sonore en direct Ludovic Romain | Création scénographique en Lumière Michaël Bridoux | Création costume Daniele Bossi | Création maquillage Marielle Ostrowski

Echos de presse

«  Délicieusement dérangeant… Une scène plongée dans le clair-obscur, une chaise et Naïma Ostrowski, excellente. Pendant plus d’une heure, la comédienne vous transporte. Où? Ailleurs. Quelque part, entre l’Espace et le Cosmos. Le jeu de Naïma Ostrowski est juste, l’expression corporelle remarquablement surprenante. Inévitablement, l’actrice vous emporte dans un voyage, un aller-retour entre rêve et réalité. »

M.H. (St.), La Libre Belgique,  26.09.2008

« Naïma Ostrowski est ce qu’on peut appeler une merveilleuse actrice complète : douée d’une forte présence, elle joue de sa voix, de tout son corps, elle rend accessible à tous un texte qui ne l’est pas de prime abord. Sans qu’il soit fait appel à un déploiement impressionnant de technologie visuelle, sur un plateau nu, avec une chaise pour seul accessoire, elle captive sans désemparer pendant une bonne heure, qui passe…comme un rêve. (…) Tout cela constitue un magnifique travail d’équipe, au plus près de l’actrice, qui semble nous chuchoter à l’oreille des vérités premières et d’autres plus dérangeantes. (…) Certains diamants littéraires sont éternels.» Suzane Vanena, www.ruedutheatre.eu , 24.02.2010

Echos de professionnels

« La mise en scène sensible et raffinée, le jeu excellent de la comédienne, le travail sonore extrêmement précis et puissant font de ce spectacle une vraie réussite qui a séduit un large public et a été commenté très positivement par les professionnels. »

Bernadette Van Gameren, directrice de l’Espace Senghor – Etterbeek, 9.07.2008

« J’ai pu voir à Bruxelles le spectacle Le Rêve d’un Homme ridicule (…) La modernité de l’adaptation, la qualité de jeu de la comédienne et le climat instauré par les paysages sonore et visuel attestent d’un réel talent de metteur en scène. »

Serge Poncelet, ancien comédien Théâtre du Soleil – metteur en scène (Paris), 10.07.2008

«  De ce ‘rêve d’un homme ridicule’, je me souviens de la simplicité d’entrée de jeu : un plateau vide et une comédienne. Rien d’autre. A côté de cette simplicité apparente, le spectacle se développe grâce à un remarquable travail d’éclairages, qui modifie à chaque moment le regard, et surtout, surtout, par le biais d’un travail tout à fait singulier et surprenant sur le son. Ce texte a été travaillé comme s’il s’agissait d’une partition musicale, d’un opéra de chambre pour voix seule,  une voix ici sans cesse modulée et transformée en direct. Le résultat est étonnant ; toutes les conditions sont réunies pour nous mettre dans un tel état d’écoute qui fait que cette histoire nous parvient comme si on était le spectateur unique de cette représentation. (…) elle nous emmène là où on ne s’attendait pas aller. Le plateau devient vite notre espace intime et aux mots de Dostoïevski chuchotés à notre oreille se mêlent vite nos propres voix –anges ou démons- intérieures. Il s’agit donc bien de notre histoire et c’est en quoi ce spectacle est résolument contemporain. Christian Machiels,  directeur de la Balsamine,  07.11. 2008

Echos de spectateurs

«  Le noir, le silence, on devine une présence, ensuite la lumière… une silhouette apparaît, de grand yeux nous dévisagent, longuement. Une voix, toute douce, nous chuchote… « Je suis un homme ridicule ». Et pendant une heure, peut-être plus, ou moins ? Je n’en sais rien le temps s’était immobilisé, cette voix, cette silhouette nous ont gratifié d’un magnifique spectacle. Jeu remarquable de la comédienne, Mise en scène superbe, Costume et décors sobres et intelligents… Les trois sœurs ont œuvré comme un seul homme, qui était loin d’être ridicule.  »        

Michel Bamps, spectateur, 27.11.2007

« Un vrai bonheur ! (…) Rien n’a été laissé au hasard. Voilà un travail bien abouti dès la « première » : mise en scène, direction d’acteur, chorégraphie, jeux … sont réglés ici avec intelligence et précision pour mettre en valeur la performance exceptionnelle d’une comédienne de très grand talent. Un excellent « seule en scène » qui mérite beaucoup plus que les 4 soirées programmées au Senghor. Je donnerais 5 étoiles et même 6 : ce soir une étoile brillait sur scène. » N. Fandelini, spectatrice, 28.11. 2007

« Le spectacle était un enchantement, du début à la fin : l’interprétation excellente, la mise en scène très originale qui font qu’à aucun moment l’attention ne faiblit, sans oublier le maquillage qui transforme la comédienne en un être humain qui pourrait être n’importe lequel d’entre nous dans sa singularité… »

Josiane Hubert, écrivain et artiste peintre, 25.09. 2008

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